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Le MRAX se plaint à l’encontre de TV BRUSSEL d’une interview de nature raciste et Xénophobe.

13 novembre 2007
 

Mesdames, Messieurs,

Cher-e-s ami-e-s,

Vous avez certainement été heurté-e-s par les propos exprimés durant l’interview du 13 août dernier sur TV Brussel :

Voir retranscription en bas de page

http://www.dailymotion.com/video/x2y4ow_bruxelles-eurabia_news

La liste des propos racistes et xénophobes à l’encontre des personnes de nationalité ou d’origine marocaine et/ou de confession musulmane, ainsi que la stigmatisation de la commune de Molenbeek ne faiblissent pas durant toute l’émission.

Pour dénoncer cette grave dérive, le MRAX vient d’adresser une Lettre ouverte à TV Brussel.

Dans le même temps, le MRAX mobilise le « Raad voor de Journalistiek », institution indépendante d’autorégulation de la presse flamande en Belgique.

Je compte sur vous pour assurer la meilleure diffusion de cette plainte et maintenir la pression.

Nous restons à votre disposition pour de plus amples informations...

Bien à vous,

Radouane BOUHLAL

Président du MRAX

Mouvement contre le Racisme, l‘Antisémitisme et la Xénophobie

0475/75.14.89

radouane.bouhlal@skynet.be


A L’ATTENTION DE

TV Brussel

Monsieur Jan De Troyer

Directeur et Rédacteur en Chef

Bruxelles, le 9 novembre 2007

Objet : Plainte ouverte du MRAX à l’encontre des Nieuws du 13 août 2007 (l’interview de Monsieur Arthur Van Amerongen)

Monsieur le Directeur,

Monsieur le Rédacteur en Chef,

Le Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX) est la principale et plus ancienne organisation antiraciste belge. Il est né, il y a près de soixante ans, sur les cendres du génocide nazi et lutte aujourd’hui contre toutes les formes de racisme et de xénophobie.

A ce titre, le MRAX conteste le journal télévisé de TV Brussel du 13 août dernier, lequel a offert à ses téléspectateurs l’interview inédite de Monsieur Arthur Van Amerongen, auteur d’un ouvrage à paraître « Bruxelles Eurabia ». Cette interview a choqué nombre de nos concitoyen-ne-s et donne lieu à de plus en plus de plaintes au MRAX, puisqu’elle est largement reprise sur internet, via des sites de diffusion de vidéos en ligne (ex : http://www.dailymotion.com/video/x2... ).

Le MRAX ne remet pas en cause la liberté d’expression en tant que telle de tout auteur ou la liberté rédactionnelle qui ressort à tout organe de presse. Il nous apparaît, néanmoins, que cette interview-ci livre des expressions d’opinion xénophobes et/ou racistes à ce point ahurissantes et dans un contexte éditorial tant problématique qu’il nous est difficile de ne pas intervenir. Aucune liberté, comme vous le savez, n’est absolue, et la liberté d’expression, si elle peut et doit être utilisée pour diffuser aussi des opinions choquantes, voire provocatrices, ne peut en aucun cas servir de vecteur de propagation d’une quelconque incitation à la haine raciste.

Voici quelques exemples - parmi de très nombreux autres - directement tirés de l’émission pour démontrer en quoi cette ligne a été franchie :

Entre autres choses, Mr. Van Amerongen déclare :

« J’ai infiltré pendant un an la communauté musulmane de Molenbeek et des Marolles, etc. Ces gens n’ont rien à voir avec le Belgique, ils haïssent les belges » !

Interrogé sur le fait de savoir s’il englobait par ses affirmations toute la communauté musulmane, il consent à préciser qu’il parle « des Marocains avec leurs barbichettes, leur demi pantalon et les pieds nus dans leurs chaussures... non, c’est une communauté très dangereuse. Une bombe à retardement ».

Cependant, dès qu’il n’est plus « recadré », Mr. Van Amerongen replonge dans l’amalgame et exhorte les « Belges » à prendre garde aux « musulmans », à tous les musulmans : « Vous devriez vous concentrer sur les 25% de musulmans vivant à Bruxelles. Le danger, il est là ».

Mr. Van Amerongen se lance ensuite dans une véritable litanie de haine - haine des Marocains - qu’il justifie simplement par... la haine que « les » « Marocains » porteraient à notre société : « la haine, c’est la haine de la Belgique, des Pays-Bas, de l’Occident, de la culture chrétienne, de tout ce que vous voulez... Ils haïssent ce que nous sommes... Les Marocains nous haïssent » !

Les conclusions qu’il a pu en tirer sur vos antennes n’ont rien à envier - vous en conviendrez - au programme de n’importe quel parti d’extrême droite : « Il n’y a pas de vie en commun. Les Marocains doivent s’adapter ou partir. Ils s’adaptent à notre culture, à nos libertés, et c’est bon. S’ils ne veulent pas s’adapter, s’ils veulent leur propre... S’ils ne veulent pas de panneaux publicitaires de H&M, des femmes en bikinis à Molenbeek, ils n’ont qu’à foutre le camp, ils n’ont qu’à quitter Bruxelles et retourner au Maroc ».

Et la liste des propos racistes et xénophobes de Mr. Van Amerongen à l’encontre des personnes de nationalité ou d’origine marocaine et/ou de confession musulmane ainsi que la stigmatisation de la commune de Molenbeek ne faiblissent pas durant toute l’émission.

Ce qui nous semble en cause, dans le chef de TV Brussel, ne réside pas seulement dans les propos tenus par cet individu : en réalité, ils sont de sa responsabilité et le MRAX n’a pas l’intention de lui faire davantage de publicité ou de le conforter dans une position de victime, en le contestant directement.

En revanche, ce que nous voulons contester, c’est aussi et peut-être surtout les choix rédactionnels effectués par votre chaîne à cette occasion. Nous nous interrogeons sur le choix éditorial visant à laisser la parole, lors d’une interview fleuve, à cet individu et à son flot de haine raciste sans véritable recadrage, ni contradiction !

Il est en effet malaisé de qualifier de « recadrage » les quelques timides interruptions du journaliste, même si son malaise face aux énormités haineuses de son interlocuteur était sensible. Et il est impossible d’appeler « contradiction », la courte intervention, en différé et sans confrontation, de Madame Malika Abbad, Collaboratrice auprès du Cabinet du Ministre Bert ANCIAUX, qui ne parvient naturellement pas à rétablir l’équilibre malsain engendré par le programme. Une confrontation véritable entre cet individu et quelqu’un capable de lui donner la contradiction sur le plateau aurait été, nous semble-t-il, la moindre des choses, dès le moment où le choix de donner la parole à un auteur dont on ne pouvait ignorer les convictions avait été fait.

Ce faisant, le Conseil d’administration du MRAX, réuni le 23 octobre dernier, s’interroge sur les raisons pour lesquelles un tel recadrage n’a pas semblé nécessaire pour votre rédaction.

Nous vous invitons également à vous désolidariser officiellement du contenu de cette interview et de la manière dont elle a été menée.

De votre présente attitude, dépendra celle du MRAX pour les suites juridictionnelles ou non, à assurer à la présente affaire.

Nous vous informons en tout cas du fait que, dès aujourd’hui, nous saisissons, d’ores et déjà, le Raad voor de Journalistiek, institution indépendante d’autorégulation de la presse flamande en Belgique.

Dans l’attente de votre réaction, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur, Monsieur le Rédacteur en Chef, l’expression de nos respectueuses salutations.

Radouane Bouhlal,

Président

Didier de Laveleye,

Directeur


Retranscription interview

TV Brussel, le 13 août 2007 Nieuws

Traduction : Gédéon

Sous titrage : Pistache

J : Bonsoir mesdames et messieurs merci de nous regarder

Le livre « bruxelles eurabia » du journaliste hollandais arthur van amerongen sera en librairie d’ici quelques semaines ; nous allons nous entretenir avec l’auteur ;

Le livre parle de la communauté musulmane de bruxelles et promet d’être « stupéfiant » et « hallucinant », s’il faut en croire nos collègues du magazine knack

Pour écrire ce livre VA a infiltré durant une année la communauté musulmane de bxl

AVA : Bonsoir , bienvenue dans notre studio

AVA : Bonsoir Philippe

J : Arthur vous écrivez dans votre livre : « Bruxelles est une bombe à retardement » « il y aura certainement un attentat », n’est-ce pas un petit peu exagéré ?

AVA : mmm non cela s’inscrit dans une liste, regardez ce qui s’est passé en engleterre : des médecins originaires de l’inde et du pakistan qui commettent un attentat..

Si vous regardez ce qui s’est passé en 7 ans, Il y a eu l’affaire Trabelsi, l’attentat contre le tour Philips,.. tout ce qui a été déjoué par les services secrets. Si on regarde simplement les rapports, je suis certain que ça va arriver.

J : Ce sont pour vous les indices que cela va se produire ?

AVA : non, non, non, j’ai infiltré pendant un an la communauté musulmane de Molenbeek et des marolles, et .. ces gens n’ont rien à voir avec le Belgique, ils haïssent les belges.

J : sur quoi vous basez-vous pour affirmer ça ?

AVA : j’ai été parmi eux, je parle arabe, et ... ils haïssent les belges, ils ne veulent rien avoir à faire avec les belges, rien, rien.

J : Mais pouvons-nous... parlez-vous de toute la communauté marocaine, de toute la communauté musulmane de bxl ?

AVA : Non, des marocains avec leurs barbichettes, leur demi pantalon et les peids nus dans leurs chaussures...non c’est une communauté très dangereuse. (silence) une bombe à retardemment.

J : une bombe à retardement...mais ... vous le dites aussi dans votre livre ; n’est ce pas un peu entretenir la culture de la peur ?

AVA : c’est la réalité ce n’est pas la culture de la peur. Les Belges sont beaucoup trop préoccuupés par BHV. Vous devriez vous concentrer sur les 25% de musulmans vivant à Bruxelles. Le danger, il est là. Vous êtes absorbés par votre querelle linguistique, -est-ce que je peut bien dire vous ?

J : oui oui

AVA : les marocains sont bien plus dangereux que les wallons.

J : oui, mais... vous dites « 25% de musulmans » à bxl ...Sont ils tous dangereux ? non quand même ?

AVA : non, mais si 1% d’entre eux sont dangereux, vous êtes mal barrés...

J : mais... pouvez-vous dire dans quel délai... ça va arriver... cette...

AVA : cette bombe ?

J : oui cette « bombe à retardement »... ?

AVA : Euh, je dirais... mercredi prochain ? (rires et je crois mais sans certitude que le journaliste rit aussi) Non sérieusement... je n’en sais rien mais c’est... ca arrivera. Regardez l’angleterre, regardez les PB, Théo van ghog assassiné ; regardez ce qui se passe en engleterre : des médecins, des médecins indiens distingués, qui ont obtenu l’asile politique... que faut-il penser des marocains qui vivent ici ? vous pensez qu’ils seront loyaux envers le gouvernenment belge ? non. Ils nous haissent . les marocains nous haissent (avec beaucoup d’énergie)

J : mais vous venez de dire à l’instant que les marocains qui vivent ici à bruxelles ne veulent rien avoir à faire avec La Belgique, avce bxl, ils nous haissent.

AVA : ils veulent le califat, ils veulent tout simplement un gouvernement qui dirige l’oumma de Bagdad jusqu’à l’Angleterre. C’est ce qu’ils veulent.

J : Ces gens sont donc libres... libres de faire ici ce qu’ils veulent ?

AVA : Ca, vous devez le dire à la police belge. Je veux dire... Allez donc faire un tour du côté des librairies du quartier Lemonnier... Regardez la haine qui s’y déverse, contre les Juifs, contre les Chrétiens, contre les Chiites, ... C’est là en vente libre, en français et en arabe. Désolé, mais c’est possible en Belgique, On peut aussi acheter facilement des armes ...

J : Revenons un peu en arrière, les armes c’est une autre histoire, revenons à la communauté musulmane que vous avez pu infiltrer. Est-ce que ça a été facile ?

AVA : Non, très difficile, je n’ai pas bu pendant 8 mois, or j’apprécie une petite bière de temps en temps...

J : Ok. Mais comment vous est venue l’idée d’infiltrer, de plonger dans le monde musulman ?

AVA : Parce que Muriel Delgauque, qui venait de Charleroi, est allée se faire exploser... à Bagdad, en Irak. ... en 2004 si je ne me trompe pas. Et que son ami marocain venait de Molenbeek. Et elle fut la première « martyre » blanche de Belgique. La Belgique a eu l’honneure de donner sa première « martyre » blanche à AL Quaida.

J : Vous parlez de cette femme qui s’est fait exploser, qui a commis un attentat suicide en Irak. C’est ce qui a provoqué un déclic dans votre tête, ce qui vous a décidé dà vouloir faire quelque chose, à essayer de comprendre ?

AVA : Oui, je me suis dit alors : « Comment se fait-il qu’une fille de Charleroi en arrive à un point tel » « qu’elle décide d’aller à Bagdad avec sa petite bagnole pour s’y faire exploser ? » C’est absurde. Cette fille qui buvait, avait des copains, s’était droguée, fumait des joints...

J : Avez-vous trouvé la réponse à votre question ?

AVA : Non.

J : Non. Euh, imaginons... Revenons à cet attentat... ( il hésite) Je me dis : « Bon, OK, imaginons que cet attentat ait lieu » premièrement qui le comettra ? et surtout, deuxièmement pourquoi ?

AVA : des marocains, regardez tous les attentats en europe ; Madrid, même en Angleterre...80% sont des marocains.

J : mais que veulent-ils obtenir ainsi ? Qu’est-ce que...

AVA : la haine, c’est la haine de la Belgique, des PB, de l’occident,de la culture chrétienne, de tout ce que vous voulez. ... ils haissent ce que nous sommes... les marocains nous haissent. Ils sont frustrés car ils ne ...même aux PB, les marocains cultivés que je connais ...je ... j’ai infiltré ce milieu-là... je ne connais pas de marocain qui soit jamais entré avec un belge dans une maison belge... Aux PB on dit que chez nous les belges, on n’est de toute façon jamais invité à la maison, mais bon, soit les marocains ne vont pas chez les belges. Le problème commence là.

J : votre livre va certainement faire un grand bruit et ne vous vaudra pas que des amis...

AVA : et alors ? hmm ?

J : j’y viens (un peu agacé d’avoir été coupé) nous avons été chercher quelqu’un qui ... oui, qui en fait est contre cet argument de la radicalisation de l’islam à BXL. Elle dit même que c’est une « histoire exagérée ». ce sont les mots de Malika Abbad, une femme marocaine qui travaille pour le ministre flamand Bert ANCIAUX. Selon elle, le récit de AVA n’a pour seul but d’attiser la peur des marocains. Anouk vanherf a pu s’entretenir avec elle.

Le reportage sur malika dure 2min exactement. L’interview se poursuit sur la base de ce reportage.

J : Oui Monsieur AVA, « des conneries », dit Mme Abbad.

AVA : oui, je comprend le flamand. Heu.. c’est typiquement marocain de défendre toujours sa propre communauté. Comme s’il n’existait pas de crapules, de junkies. Bruxelles est emmerdée par les marocains et cette femme dit : « (sur un ton angélique) non ce sont quelques marocains qui embêtent tout le monde. Venez avec nous...I » Je peux l’accompagner dans sa famille et j’aurai une belle histoire... ce n’est pas une histoire l’hypocrisie des marocains est terrible.

J : pour vous, c’est le type de femme qui est complètement déconnectée de la société,... de la marocaine qui ...

AVA : C’est typiquement marocain, oui, ne pas balayer devant sa porte, et de toujours défendre ... OK, 10% des Marocains de Bruxelles sont des junkies, 10% sont des extrémistes, « Non, venez avec moi, vous verrez un gentil Marocain qui un petit magasin, et vous verrez ils sont gentils... » Non, il ne s’agit pas de ça, de ces 80% là. Il s’agit des 20% qui foutent la merde ici à Bruxelles.

J : Vous êtes très dur pour cette communauté.

AVA : Oui, je suis très remonté. Absolument.

J : dans une interview donnée à Knack, vous avez dit avoir eu des expériences désagréables avec des Marocains, vous avez été victime de vol,...

AVA : Jai été volé, oui. De manière épouvantable.

J : ... Vous et votre femme avez été insultés dans la rue... Cela a-t-il un rapport ?

AVA : Bien sûr. Je marche dans le rue Haute, la « Hoogstraat » comme vous dites. Ok, je marche là, avec mon amie, habillée de façon un peu sexy- ça signifie, pour les Marocains, qu’elle portait un T-shirt. Et ils lui disent en arabe : « Sale pute ! »- « Kahba », un très vilain mot. Ok, en poursuivant mon chemin, je me retourne et je dis : « Ta sœur ! » Même pas « Ta mère ! », ce qui serait encore plus grave. J’ai reçu un coup dans le dos, et je me suis fait tabasser. Je sui allé à la police, mais ...- du bla bla bla. Ces gens, s’ils veulent vivre sous un régime orthodoxe, qu’ils aillent le faire ailleurs, mais pas à Bruxelles.

J : Dernière question. Vous avez également dit à nos collègues de Knack : « Au plus je rassemblais d’informations sur cette communauté, au moins je parvenais à comprendre les Marocains » au point que vous avez utilisé le terme « impuissance ». je me demande alors : si c’est votre sentiment, malgré tous vos voyages - vous avez été correspondant de guerre - malgré vos études, votre métiers, ce sentiment doit être partagé par le citoyen Bruxellois Lambda. Cela explique-t-il en partie pourquoi la vie en commun des deux communautés est si difficile, ou pourquoi elles ne se reconnaissent pas ?

AVA : Il n’y a pas de vie en commun. Les Marocains doivent s’adapter ou partir. Ils s’adaptent à notre culture, à nos libertés, et c’est bon. S’ils ne veulent pas s’adapter, s’ils veulent leur propre... S’ils ne veulent pas de panneaux publicitaires de H&M des femmes en bikinis à Molenbeek, ils n’ont qu’à foutre le camp, ils n’ont qu’à quitter Bruxelles quitter Bruxelles et retourner au Maroc.

J : Autrement dit, et pour terminer, la société multiculturelle...

AVA : ...n’existe pas.

J : ...n’existe pas (en disant cela il termine la question qu’il voulait poser à AVA, ce dernier l’ayant coupé)

AVA : Non, désolé. C’est dommage pour le VB, mais ça n’existe pas.

J : Ok. Arthur Van Amerongen, merci beaucoup d’être venu en ce studio.

AVA : Merci


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